Comment faire un kokédama : le tuto complet en 10 étapes

Le matériel nécessaire

Pour créer un Kokédama, il vous faut :

  • du terreau
  • de la fibre de coco
  • de la mousse fraîche ou de la sphaigne
  • de la ficelle
  • de la corde (finition sphaigne uniquement)
  • une paire de ciseaux
  • un vaporisateur ( il n’est pas indispensable. Si vous n’en avez pas, un bol d’eau et vos mains feront très bien l’affaire. Nous l’utilisons parce que c’est plus commode, pas parce que c’est nécessaire.)
  • une plante

Nous avons créé un Kit Kokedama vous permettant de vous lancer plus facilement !

Étape 1 : Mélangez le terreau et la fibre de coco

Mains mélangeant le terreau et la fibre de coco sur une planche en bois pour préparer un kokédama

Mélangez le terreau et la fibre de coco jusqu’à obtenir un ensemble homogène. S’il reste des mottes ou des imperfections dans la terre, retirez-les au fur et à mesure.

Commencez à humidifier petit à petit pendant que vous mélangez, cela facilite la suite. N’ayez pas peur d’en mettre beaucoup, le mélange doit être franchement mouillé pour que la terre ne s’effrite pas ensuite.

Étape 2 : Formez la boule

Formation à deux mains de la boule de terre humide d'un kokédama

Prenez le mélange à deux mains et formez une boule. L’ensemble doit se tenir et rester facilement malléable.
Si vous n’y arrivez pas, c’est probablement que la terre n’est pas assez mouillée.

Ne vous attardez pas sur la forme. Elle doit être ronde, pas parfaite. Vous la remodèlerez plus tard (étape 6), une fois la plante dedans.

Étape 3 : Fendez la boule en deux

Boule de terre fendue en deux demi-sphères sur la planche de travail

Fendez la boule avec les mains, ou avec un couteau si le mélange est bien compact. Posez les deux demi-sphères de côté.

Étape 4 : Préparez la plante

Retrait de la terre autour des racines d'un pothos avant de le placer dans la boule de kokédama

Deux cas de figure :

  • Si votre plante ne sort pas d’un pot, comme par exemple les reboutures, contentez-vous de vérifier les racines et de couper celles qui sont abîmées.
  • Si elle est en pot, sortez-la en cassant le moins de racines possible, puis retirez un maximum de terre autour. Ce n’est pas grave s’il en reste un peu, l’objectif est de dégager les racines, pas de les nettoyer à blanc.

Étape 5 : Déposez les racines dans la boule

Dépôt des racines du pothos dans la demi-sphère de terre du kokédama


C’est une étape cruciale car si la plante est positionnée de travers, elle le restera.

La technique qu’on utilise généralement : prenez une demi-sphère dans une main, déposez la plante dessus avec l’autre main, puis venez chercher la seconde demi-sphère pour refermer. Vous gardez le contrôle de la position tout du long.

Étape 6 : Fermez la boule et remodelez

Fermeture de la boule de terre à deux mains autour des racines du pothos

Refermez les deux demi-sphères autour des racines et compressez à deux mains. Remettez de l’eau si la terre s’effrite ou si la boule ne tient pas.

C’est votre dernière occasion de corriger la forme facilement : une fois la mousse ou la sphaigne posée, remodeler devient beaucoup plus difficile.

Étapes 7 à 10 : mousse ou sphaigne, deux finitions

À partir d’ici, deux choix s’offrent à vous : mousse naturelle ou sphaigne et corde. Le résultat, l’entretien et la difficulté ne sont pas les mêmes.

CritèreMousse fraîcheSphaigne et corde
StyleLa technique d'origine. Rendu naturel, très japonais.Un autre style, plus graphique.
À la confectionPlus simple. La mousse est d'un seul tenant.Plus technique. À réhydrater, et elle se détache tant que le fil n'est pas positionné.
EntretienAspersion tous les 2 à 3 jours, sinon elle brunit.Vous ne vous occupez que de la plante, pas de la motte.
ExpositionLumineux, mais jamais plein sud direct.Moins contraignant.

Conclusion : la mousse fraîche est plus fidèle à la tradition, mais elle vous demandera du temps. Si vous savez que vous n'aspergerez pas votre kokédama tous les deux jours, prenez la sphaigne. Vous serez plus content du résultat dans six mois. Le reste est une question de goût !

La mousse naturelle se tient d'un seul tenant. Cela à l'avantage d'être utilisé comme une couverture et d'être un peu plus facile à la création.

Étape 7 : Humidifiez la mousse

Humidification de la mousse fraîche au vaporisateur avant de la poser sur le kokédama

Humidifiez l'intérieur de la mousse, celui qui va toucher la terre. Quelques gouttes d'eau suffisent si vous n'avez pas de vaporisateur.

Étape 8 : Entourez la boule de mousse

Mousse fraîche rabattue autour de la boule de terre du kokédama

Posez la mousse à plat sur votre plan de travail et déposez la boule de terre au centre. Rabattez les bords pour couvrir toute la terre, puis retirez l'excédent de mousse.

Compressez bien l'ensemble : il ne doit plus rester un seul endroit sans mousse. Profitez-en pour remodeler une dernière fois.

Étape 9 : Faites tenir avec le fil

Enroulement de la ficelle autour de la boule de mousse pour maintenir le kokédama

Prenez un bout de ficelle entre le pouce et l'index, et tenez le Kokédama avec cette même main. De l'autre main, faites le tour de la boule de nombreuses fois, en serrant fort et en partant dans tous les sens. Terminez par un nœud simple ou double entre le début et la fin du fil, puis coupez l'excédent.

La ficelle peut casser si vous la tirez trop fort. Ce n'est pas un drame : soit vous recommencez si c'est arrivé tôt, soit vous le faites en deux fois.

Étape 10 : Taillez la mousse aux ciseaux

Tailler mousse avec ciseaux

C'est une question de goût, mais aussi un arbitrage. Taillée court, la mousse est plus nette, plus sphérique, plus graphique. Elle risque aussi davantage de brunir. Laissée plus fournie, elle est moins régulière mais elle tient mieux dans le temps.

Tant que la terre est encore bien mouillée à l'intérieur, faites un dernier remodelage.

La sphaigne est plus difficile à travailler que la mousse. Elle arrive déshydratée et elle n'est pas d'un seul tenant. Elle va se détacher, glisser, tomber pendant que vous essayez de la maintenir. C'est normal. Ce n'est pas vous, c'est la matière. Elle ne tiendra vraiment qu'une fois la ficelle en place.

Étape 7 : Réhydratez la sphaigne

main réhydratation sphaigne pour création kokedama

Mettez-la dans un récipient avec un peu d'eau pendant 2 minutes, le temps qu'elle se gorge et redevienne souple.

Ensuite essorez-la pour enlever l'excédent d'eau.

Étape 8 : Entourez la boule de sphaigne

deux main entour la boule de sphaigne pour création kokedama

Couvrez toute la terre. La sphaigne va tenir grossièrement mais peut tomber car elle n'est pas d'un seul tenant. Essayez de la maintenir avec la main.

Étape 9 : Faites tenir avec le fil

Entourer boule kokedama de fil pour faire tenir la sphaigne

Prenez un bout de ficelle entre le pouce et l'index, et tenez le Kokédama avec cette même main. De l'autre main, faites le tour de la boule de nombreuses fois, en serrant fort et en partant dans tous les sens. Terminez par un nœud simple ou double entre le début et la fin du fil, puis coupez l'excédent.

C'est ici que la sphaigne se fixe enfin. Serrez sans hésiter.

Étape 10 : Entourez la boule de corde

Entourer la boule du kokedama de corde

La corde n'est pas là pour maintenir, la ficelle s'en charge. Elle est là pour le rendu. Entourez la boule, puis faites un nœud avec les deux extrémités pour fixer le tout.

Ne faites pas le noeud en dessous du Kokedama : vous aurez du mal à le faire tenir debout !

La corde n'est pas là pour maintenir, la ficelle s'en charge. Elle est là pour le rendu. Entourez la boule, puis faites un nœud avec les deux extrémités pour fixer le tout.

Ne faites pas le noeud en dessous du Kokedama : vous aurez du mal à le faire tenir debout !

Est-ce que la corde va pourrir ?

C'est la question qu'on nous pose le plus souvent sur les marchés.

Non, la corde ne pourrit pas.

Il faut en revanche bien essorer votre Kokedama après chaque bain, et vérifier que votre soucoupe ne garde pas l'eau en dessous.

Les erreurs à éviter

  • Votre boule ne tient pas La terre n'est pas assez mouillée. Ajoutez de l'eau et reformez. C'est l'erreur numéro un chez les débutants, et la plus facile à corriger.
  • Vous soignez trop la forme au début Attendez d'avoir mis la plante à l'intérieur. C'est à l'étape 6 que la forme du kokédama devient quasi définitive.
  • Vous voulez repositionner la plante après avoir posé la mousse Trop tard. Tout se corrige avant la pose de la mousse ou de la sphaigne.
  • Votre ficelle casse Recommencez si c'est arrivé tôt, sinon reprenez en deux fois. Ça arrive à tout le monde.
  • Votre sphaigne se détache C'est son comportement normal. Elle tient moins bien que la mousse, mais elle sera bien maintenue une fois le fil posé.
  • Vous taillez la mousse trop court C'est plus joli, mais elle brunira plus vite. Choisissez en connaissance de cause.

Et après ? L'entretien

Un Kokédama en mousse fraîche demande une aspersion tous les 2 à 3 jours. Sans ça, la mousse brunit. Il lui faut aussi de la lumière, mais jamais du plein sud direct : c'est une mousse, elle vit à l'ombre des arbres en forêt, pas en plein soleil.

Un Kokédama sphaigne est plus simple. La sphaigne retient mieux l'humidité et ne demande rien : vous ne vous occupez que de la plante.

Pour plus de conseils d'entretien, vous pouvez vous référer à notre guide d'entretien complet plante par plante.

Les tutos en vidéo

comment créer un kokedama video youtube

Nous avons filmé les deux méthodes en intégralité, sans rien couper. La version mousse dure 10 minutes, la version sphaigne et corde un peu moins de 8.